BOURBRIAC-Profession de Foi -27 Mai 2012

dimanche 27 mai 2012
par  Gilbert Mahé
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Aujourd’hui, je le redis, notre communauté chrétienne est réunie dans la joie pour accompagner ces jeunes garçons et filles appelés, en ce dimanche, à renouveler la profession de foi de leur baptême. C’était autrefois la démarche que l’on appelait la « Communion solennelle », et en breton, on lui donnait le nom de « Pask bras », ou « Pask kentan ».

Pour mieux comprendre la signification de cette démarche que ces garçons et filles accomplissent aujourd’hui, je vais d’abord rappeler la signification que nous lui donnons aujourd’hui. Ensuite, je poserai une question très simple : quel est l’avenir de leur foi ? En dernier lieu, je poserai une autre question : comment, concrètement, les aider à grandir dans la foi ?

Premier point : la signification que nous donnons aujourd’hui à cette démarche. Elle se rapporte au sacrement du Baptême. Ce sacrement, vos enfants l’ont reçu sur votre demande, à vous leurs parents.

Vous avez fait cette demande en raison de votre foi, et à la cérémonie de leur baptême, vous leurs parents, en même temps que vous, leurs parrains et marraines, vous avez été invités à dire votre foi, vous avez fait ce qu’on appelle la profession de foi, d’abord en votre nom personnel, et aussi au nom de votre enfant et de votre filleul.

Aujourd’hui, votre enfant, votre filleul, a repris le vêtement blanc et le cierge allumé de son baptême, et tout-à-l’heure, après cette homélie, ils vont être invités à renouveler cette même profession de foi. Je vais leur poser les mêmes questions qu’à leur baptême, et aujourd’hui, ils vont y répondre eux-mêmes.

En faisant cette démarche, votre enfant, votre filleul va dire « OUI » à son baptême, il va dire : « Aujourd’hui, à 12 ans, je dis que je crois en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. Aujourd’hui, je dis que je suis d’accord avec mon baptême. »

  • Deuxième point de notre réflexion : quel est l’avenir de leur foi ?

Aujourd’hui, ces enfants disent leur foi. Mais à 12 ans, leur foi est encore une foi d’enfant, celle dont ils sont capables à leur âge. Tout comme leur corps et leur esprit, cette foi qui est la leur aujourd’hui a besoin de se développer, de grandir, pour devenir une foi d’adulte. Mais l’atteindront-ils, cette foi d’adulte ? En d’autres termes, quel est l’avenir de leur foi ? Que sera-t-elle dans un an, cinq ans, dix ans, et tout le reste de leur vie ?
Telle est la question que nous nous posons aujourd’hui.

12 ans : c’est l’âge où l’on quitte l’enfance pour entrer dans la période de l’adolescence : la période de la vie où l’on commence à réfléchir d’une manière plus personnelle, l’âge où l’on remet volontiers en question l’éducation reçue, l’éducation tant humaine que chrétienne. C’est ce qu’on appelle la « crise de l’adolescence.

Dans le cadre de leurs études, ils vont être affrontés à des questions telles que celle de la Science et de la foi : la science ne contredit-elle pas la foi ? Telle sera, sans doute, une des questions, parmi beaucoup d’autres, qui se posera, un jour, à eux.

Autre difficulté : au collège, au lycée, puis plus tard, dans leur milieu de travail, ils vont rencontrer l’incroyance. Des incroyants vont les interroger sur leurs convictions religieuses, sur leur appartenance à l’Eglise, peut-être même vont-ils être affrontés à l’incompréhension, à la moquerie … de leur entourage.

C’est dire que leur cheminement vers la foi adulte ne sera pas facile et ce sera notre devoir à tous, parents, parrains et marraines, prêtres, animateurs de groupes de jeunes, membres de la communauté chrétienne,… ce sera notre devoir à tous de les aider, de les accompagner dans ce cheminement.

  • Dernier point : comment, concrètement, les aider à cheminer vers une foi d’adulte ? Vaste question. Je donne deux éléments de réponse, deux points qui me semblent essentiels pour aider ces jeunes à grandir dans la foi :
  • être nous-mêmes de vrais témoins de notre foi et cela commence par vous, les parents. Si vous, les parents, ne témoignez pas de votre foi aux yeux de vos enfants, si Dieu est totalement absent de votre vie, si votre vie de famille se passe en dehors de toute référence religieuse, vous ne pouvez pas aider vos enfants à grandir dans la foi. Au contraire, vous contribuez à les éloigner de Dieu et je pense que c’est grave.
  • deuxième moyen pour aider ces enfants à grandir dans la foi : les inviter à participer aux différentes activités organisées à leur intention, soit dans la paroisse, soit en d’autres lieux tels que les mouvements, les aumôneries de l’enseignement public ou de l’enseignement catholique, ..

Parmi ces activités qui leur seront proposées, je signale en premier lieu :
- le cheminement vers la Confirmation. Tout comme les Apôtres, au matin de la Pentecôte, elles recevront par ce sacrement la lumière et la force de l’Esprit-Saint. Ce cheminement vers la confirmation comporte des rencontres, des échanges, des activités,… qui les aideront à réfléchir d’une façon plus personnelle à leur foi, à leurs problèmes, aux difficultés qu’ils rencontreront dans leur vie de jeunes d’aujourd’hui,… Et plus important encore, cela les aidera à se donner des points de repères solides pour se guider dans la vie. Des points de repères solides pour se guider dans la vie : n’est-ce pas ce qui le manque le plus aux jeunes d’aujourd’hui ? Souvenons-nous de tous ceux qui se détruisent par l’alcool, la drogue, l’immoralité sous toutes ses formes.

  • deuxième activité que je mentionne : le pèlerinage des adolescents de 13 – 15 ans organisés tous les deux ans, par le diocèse, à Lourdes. L’an dernier, durant les vacances de Pâques, ils étaient plus de 600 garçons et filles de notre diocèse, accompagnés de 150 adultes, à y avoir participé. Autre pèlerinage à l’intention des adolescents, organisé également par le diocèse : celui de Rome. Du 2 au 7 avril dernier, 130 jeunes y ont participé, avec 30 accompagnateurs. Parmi les jeunes, il y avait 3 handicapés, pris en charge par les autres jeunes.

Plusieurs jeunes de notre paroisse ont participé à ces deux pèlerinages et je peux vous dire qu’ils en sont tous revenus très heureux.

Bien sûr, les autres activités ne leur manquent pas : sports, danse, musique,…Tout cela, c’est très bien, mais il ne faut pas que ces différentes activités prennent tellement de place, tellement d’importance dans leur emploi du temps que Dieu est totalement rejeté de leur vie. S’il en est ainsi, à quoi bon cette cérémonie de la Profession de foi ?

Par contre, si nous aidons ces enfants à grandir dans la foi, je le redis, cette foi les aidera à se donner des points de repères solides pour se guider dans la vie, à lui donner un sens. Au cours de cette célébration, nous sommes invités à prier pour eux : que Dieu les accompagne tout au long de leur vie.
Abbé Alexis LOPEZ


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