Lundi 9 janvier 2012

Epiphanie Enregistrer au format PDF

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Edito du billet du 1er jour du 8 janvier 2012

« Nous célébrons trois mystères en ce jour :

  • * Aujourd’hui, l’étoile a conduit les mages vers la crèche ;
  • * Aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana ;
  • * Aujourd’hui, le Christ a été baptisé par Jean, dans le Jourdain, pour nous sauver. »

Ces phrases sont l’antienne du Magnificat pour la fête de l’Epiphanie. Pourquoi trois fêtes en une seule ? Parce que le mot Epiphanie veut dire manifestation. Oh, bien sûr, pas au sens des manifestations-défilés- qui sont faites pour réclamer. Dans ces trois évènements, les mages, Cana, le baptême, Jésus s’est manifesté ; non pas en réclamant, mais en se donnant, en se révélant comme le Sauveur, le fils de Dieu. Pourtant, la tradition populaire attache ce mot « Epiphanie » à l’épisode des mages, ces personnes venus d’Orient, sous la conduite d’une étoile, pour adorer « le roi des juifs » qui vient de naître. Ces mages, ces étrangers au peuple d’Israël, sont la « manifestation » du caractère universel du salut apporté par Jésus. En l’honneur de ces « Rois », nous respecterons la tradition en partageant la galette et en tirant la fève. Mais, n’oublions pas que Jésus, tout au long de sa vie, s’est manifesté en se donnant. A nous, aujourd’hui, de le révéler au monde en nous donnant, comme lui, par le témoignage de notre vie. En ce jour de l’Epiphanie, offrons l’or de notre amour, l’encens de nos prières et la myrrhe de nos partages.

Abbé Yves le GUEUT.