Le triduum pascal à Bourbriac : dans la joie du Ressuscité !

dimanche 16 avril 2017
par  Jef Philippe
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Un petit compte-rendu des célébrations de la Semaine Sainte dans la paroisse de Bourbriac.

C’est le père Pierre de Couëssin qui a présidé aux offices de la Semaine Sainte (du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques), asssisté du diacre Jef Philippe et, les deux dimanches, de l’abbé Bertrand Bonniec. Le Jeudi saint, c’est à l’église de Bourbriac qu’a eu lieu la messe, puis l’église de Saint-Péver accueillait la célébration de la Croix (Vendredi saint). Enfin, à Pont-Melvez, la veillée pascale du Samedi saint a permis à une belle assistance d’accueillir la joie de la Résurrection du Christ, à nouveau célébrée à Bourbriac le dimanche.

Samedi saint à Pont-Melvez : le père De Couëssin allume le feu. -  voir en grand cette image
Samedi saint à Pont-Melvez : le père De Couëssin allume le feu.

Notons qu’à Pont-Melvez, dans le chœur récemment rénové par la municipalité, avait lieu la première célébration au nouvel autel, nanti d’une nappe neuve due aux talents de trois femmes (Jeannine, Irène, Yvette) extérieures à la paroisse mais qui y comptent quelques ami(e)s. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

Le nouvel autel de Pont-Melvez et ses fleurs -  voir en grand cette image
Le nouvel autel de Pont-Melvez et ses fleurs
Nouvel autel de Pont-Melvez et sa nappe brodée -  voir en grand cette image
Nouvel autel de Pont-Melvez et sa nappe brodée

Voici quelques extraits des homélies du Vendredi et du Samedi saints.

 Vendredi saint : tout converge vers la Résurrection…

Si tout s’arrêtait au tombeau, le Vendredi Saint ne serait là que pour nous démoraliser. Il n’en est pas ainsi : la Croix mène à la Résurrection, le Vendredi Saint est l’obscurité qui attend, qui espère et qui annonce l’aube de Pâques. Il s’agit bien sûr d’un jour de tristesse, de jeûne et de méditation sur la signification de cette mort : le Christ Jésus, assimilé au Serviteur souffrant dont parle le prophète Isaïe, a vécu notre vie d’homme, lui qui est le Fils de Dieu. Il l’a vécue jusqu’au bout, car sa mission était de faire connaître l’amour du Père, amour inconditionnel, qui le fait donner sa vie pour les pécheurs que nous sommes. Comme le dit saint Paul : « Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours ».
La mort de Jésus sur la croix signifie sa proximité avec toutes les souffrances humaines. […] Jésus accepte son épreuve, il meurt sur la croix, mais bientôt le tombeau vide va provoquer notre foi. Jésus mourant dit : « j’ai soif ». Il a soif de notre foi, de notre espérance, de notre amour.
Le Vendredi saint, le prêtre ne célèbre pas l’eucharistie, même si nous pouvons communier aux hosties consacrées hier. Pourtant, le Vendredi saint est centré sur l’eucharistie, offrande du Fils au Père, Christ réellement présent dans son Église ici rassemblée : un cantique dit justement : « Là où est l’Église, là est l’Eucharistie. » Tous les sacrements ont leur source dans la personne du Christ Jésus, le Sauveur crucifié […]

 Samedi saint : la Vie s’est manifestée !

Quelques pistes de réflexion pour entrer dans le mystère de cette veillée pascale.
D’abord : la Vie ! Elle éclate dans le récit de la Création, récit symbolique dont le message est simple : Dieu est créateur ; par sa Parole il a fait naître la nature, l’a ordonnée, lui a donné sa place dans le cosmos. Par sa parole il a créé l’être humain, homme et femme, à son image, c’est-à-dire capables à leur tour de créer, d’agir sur la création, et capables d’aimer. Et « Dieu vit que tout cela était bon » ! Réjouissons-nous d’avoir notre place dans cet amour !
La vie, encore, avec le Livre de l’Exode, la vie qui triomphe dans un contexte de mort. Autrefois, l’eau symbolisait les forces obscures de la mort. La victoire sur les eaux est victoire sur la mort, après quoi le peuple peut vivre libre, même si des épreuves l’attendent au désert.
La vie, à nouveau, dans le livre d’Ézéchiel : Dieu vient purifier son peuple qui s’était tourné vers les idoles. Il veut leur donner un cœur de chair à la place de leur cœur de pierre, leur donner vie par son Esprit. Une vie où l’amour aura toute sa place.
Saint Paul aussi célèbre cette vie qui est don de Dieu, en précisant que, victoire sur la mort et sur le péché, la résurrection de Jésus est le germe et la promesse de la nôtre. Dieu nous a créés pour la vie ! « C’est pour Dieu qu’il est vivant », dit saint Paul, et il ajoute en s’adressant à nous : « vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ ».
La vie, enfin, dans ce passage de l’évangile de Matthieu. Le tombeau vide, la mort vaincue, expulsée par le Ressuscité du jour de Pâques. Le tombeau vide, et le Christ Jésus qui nous donne rendez-vous, qui précède son Église dans tout pays qui ne le connaît pas encore. Partager la vie de Dieu, c’est, selon la devise de notre synode, choisir l’Espérance. Espérance de vivre un jour pleinement de la vie même du Christ, par l’Esprit saint, dans le Père, espérance que dans cette vie de Pâques où tout se recrée nous rejoindrons celles et ceux qui nous sont chers, qui nous ont précédés ici-bas. Comme l’écrit saint Augustin : « tu nous a faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ». Seigneur de la Vie, donne-nous de vivre en ton amour, et de toujours défendre cette vie que tu donnes.
Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, Alleluia !
Un grand merci à celles et ceux qui se sont rendus disponibles pour nettoyer les églises, les fleurir avec délicatesse, préparer en équipes les diverses cérémonies, tout ranger ensuite (eh oui !), les animer par les chants et les lectures.}}}
Photos : Gilbert, Jef