MAGOAR - Pardon de Saint-Gildas

30 Janvier 2011
dimanche 30 janvier 2011
par  Gilbert Mahé
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Saint Gildas

  • Nous fêtons Saint Gildas, patron de notre relais, le dernier dimanche de janvier chaque année.
    L’histoire complète d’un saint comprend 2 parties : sa vie terrestre faite de combats et de mérites ; sa survie glorieuse qu’il manifeste par sa bienfaisance.

La vie de Saint Gildas, comme celle de nombreux saints bretons des 5e et 6e siècles est imparfaitement connue. Quelquefois de pieuses légendes ont cherché à embellir leur biographie.
Nous sommes en 493 en Ecosse. Là, la femme d’un roi du village donne naissance à Gildas, sixième et dernier enfant dans cette famille irlandaise.

  • A 7 ans, il est confié par son père, à un ermite célèbre Philibert qui l’initie à la prière et à la vie ascétique.
  • A 14 ans, Gildas quitte à regret Philibert, afin de poursuivre sa formation auprès de différents maîtres (éminents de l’époque) en Grand Bretagne. Formation assurée en particulier par St Iltud, un converti, fondateur du monastère du Lan Iltud. Gildas y mène une vie intense sur le plan religieux et intellectuel.
  • A 22ans, à la demande de Brigitte, abbesse de Kildaré il est envoyé en Ecosse pour faire le lien entre cette église et celle de Grande Bretagne.
  • A 24 ans, ordonné prêtre, Gildas s’avère un prédicateur redoutable pour tous ceux qui ne respectaient pas les préceptes du Seigneur.
    Il prie, médite, perfectionne ses connaissances. Sa vie errante de « commis voyageur de la Chrétienté » le trouve en Angleterre, en Italie et en France.
    Un désir irrésistible de solitude, de prière le ramène en Bretagne, dans le Vannetais. Deux marins le déposent à l’ile de Houat en 524 habitée par des pêcheurs qui ne savent ni lire, ni écrire. Gildas « le Sage » partage son temps entre la prière, la méditation et l’éducation de ces habitants qui ignorent tout de la religion.
    Trois repas par semaine composaient sa nourriture. Il dormait à même de sol, avec une pierre en guise d’oreiller.

A une belle carrière à laquelle il pouvait prétendre Gildas se choisi la pauvreté et la partage.
Il fonda un monastère à Rhuys d’où il rayonnera en Bretagne.
Il meurt le 29 janvier 570 à l’âge de 77 ans.

On attribuait à St Gildas la résurrection de Tréfine, épouse de Comorre. Il aurait été notre premier historien national : son livre « De Excidi Britannice » l’a fait surnommer le Jérémie breton.

St Gildas est vénéré à Magoar (aussi à Trémargat, à Laniscat). L’église et la fontaine lui sont dédiées. Depuis 1868 l’église possède dans un reliquaire en cuivre doré, des reliques de St Gildas et de Ste Tréfine (fragments d’os d’un bras de St Gildas). On l’invoque pour la protection des animaux domestiques et préserver les chiens de la rage.

La fontaine datant du XVII Siècle est en pierre de taille entourée d’un muret avec un banc qui servait aux pèlerins venus honorer notre saint.

Autrefois, lors du pardon les chiens étaient admis dans l’église et se rendaient accompagnés de leurs maitres, en procession à la fontaine.

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