Petites paraboles de Carême

samedi 1er mars 2014
par  Jef Philippe
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Histoire d’agrémenter un tant soit peu ce Carême 2014, voici quelques petites histoires qui, à l’instar des fables, peuvent aider chacun à réfléchir sans se torturer l’esprit. Ceci pour se conformer à l’exemple de Jésus, qui se faisait comprendre par des historiettes plus faciles à écouter que de longs discours : « Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole. » (Matthieu 13, 34)

 A) Un bourgeon mal branché…

Un gros bourgeon de pommier faisait le fier, car il se savait promis à un avenir prestigieux : au printemps prochain, à coup sûr, il se développerait, donnant une belle grappe de fleurs blanches à reflets roses, qui se transformeraient en autant de belles pommes. C’est le destin normal des bourgeons à fruits. Patatras ! Tout-à-coup il sent douloureusement qu’une lame de couteau le détache de sa branche, puis il devine qu’on le fixe à un bois qui n’est pas celui de son origine. Il se voit mourir, entrant dans une sorte de coma végétatif.
Or voilà qu’après des semaines de découragement, il sent une nouvelle sève qui lui redonne vie, et même il grandit, se met à pousser, produisant une nouvelle branche qui à son tour, quelques années plus tard (l’arboriculture est affaire de patience), se charge d’une quantité de pommes. Greffé en écusson, le bourgeon est devenu un arbre chargé de fruits délectables.
Nous aussi, pour porter un fruit qui demeure, nous devons accepter un certain détachement, puis nous greffer sur la Croix de Jésus, l’arbre de la mort devenu Arbre de Vie.

 B) Créer et re-créer

Sandra est peintre. Elle expose ses œuvres dans son atelier idéalement placé dans la zone touristique de sa ville, près du fleuve. Hélas, des pluies d’orage font brutalement sortir le fleuve de son lit. Sandra est obligée de fuir, laissant l’eau bourbeuse envahir son atelier. Quel crèvecœur ! Jamais l’assurance ne voudra lui rembourser la valeur de ses tableaux …
L’eau s’est retirée, Sandra, avec des amis, a tout nettoyé, et sans attendre un hypothétique remboursement la voilà qui re-tend, sèche et restaure ses plus belles toiles. Elle en profite pour améliorer ce qui peut l’être, rafraîchit les couleurs. Au terme de son travail elle s’aperçoit qu’elle a mis davantage de lumière dans ses paysages, et même sur les visages de ses personnages. Ses amis le lui disent, admiratifs : « ils sont plus beaux qu’avant ! »
Ainsi, nos âmes, sorties de la gangue où les enfermait le péché, sont-elles plus belles une fois confiées à la miséricorde du Seigneur.

 C) L'enfant tristounet

Le petit Théo, trois ans, ne sait pas trop pour quelle raison il a envie de pleurer. Peut-être parce que Maman s’est absentée depuis quelques instants trop longs. L’enfant soupire, sa bouche se met un peu de travers, ça y est, les larmes commencent à couler doucement… Mais où donc est Papa ? Il est dans le garage, occupé à des travaux de mécanique sur le moteur de la voiture familiale. Théo s’approche sans bruit, il regarde fasciné son père bricoleur. Papa manie des clés, des chiffons, des liquides mystérieux, parfois il remet en route le moteur, et hop, ça marche ! Un vrai magicien ce papa !
En présence de son père, sans qu’un seul mot soit échangé, l’enfant se calme et, s’approchant doucement, se met à jouer avec les outils, imitant celui qu’il admire tellement.
Nous aussi, lorsque nous acceptons de sortir un peu de nos problèmes quotidiens (Dieu sait qu’il y en a !) par exemple pour nous mettre en prière ou pour un temps d’adoration eucharistique, nous calmons quelque peu nos douleurs. La présence de Dieu nous vivifie et nous rassure !
Jef Philippe


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