« Rassasie-nous de ton amour : nous serons dans la joie. »

samedi 20 octobre 2012
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Dans l’histoire de notre Eglise, il y a des dates qui apparaissent comme des étoiles qui sont appelées à éclairer le chemin de foi de l’homme.
Le jeudi 11 octobre 2012 s’ouvre non seulement l’année de la foi promulguée par le pape Benoit XVI, mais c’est aussi le cinquantenaire du Concile Vatican II (11 Octobre 1962). Cette date restera dans les annales de l’Eglise un événement majeur pour tous. Nous rendons grâce à Dieu pour l’espérance que le Concile nous a apportée. Vatican II est pour nous un point de référence dans l’accueil et l’annonce de la parole divine qui nous sauve. Et d’ailleurs, cette année de la foi est dans la perspective de revitaliser cette espérance et cette joie de l’annonce de la Bonne Nouvelle.
Par ailleurs, c’est aussi ce dimanche que débute la semaine missionnaire mondiale ayant pour thème : « Allez, de toutes les nations faites des disciples. » Mt 28, 19.
Nous n’oublions pas non plus le synode sur la nouvelle évangélisation qui a commencé dimanche dernier.
Voilà, tant d’événements qui nous tiennent à cœur et nous voulons rendre grâce à Dieu pour tous ces hommes et ces femmes qui, sous la mouvance de l’Esprit Saint, nous ont transmis avec ferveur la parole de Dieu. Nous avons aussi cette grande responsabilité de transmettre aussi loin que possible notre joie de croire. Mais cette annonce de la parole divine nous demande de mourir à nous-mêmes pour être vraiment dans les mains du Père. D’ailleurs, l’Evangile de ce dimanche nous met en garde. Pour devenir disciple du Christ il faut abandonner toutes les richesses matérielles et éphémères pour se mettre à la suite du Christ. Etre disciple du Christ nous demande d’abandonner tout ce qui peut faire barrage en nous et qui étouffe la rencontre avec le Seigneur. Suivre le Christ c’est, enfin, choisir de partager avec d’autres ce qui fait notre existence : la parole de Dieu qui nourrit l’âme assoiffée qui ne cherche que le cœur de Dieu. Cette parole divine reste inépuisable, elle ne se fane jamais. Elle est porteuse de joie. Comme le souligne la lettre Hébreux, ‘’Elle est vivante’’. Elle est toujours dynamisme de vie en Jésus-Christ mort et ressuscité. Elle est pour nous comme une nourriture, elle pénètre notre cœur et nous ouvre à l’amour. Que l’Esprit Saint nous aide à garder dans notre cœur ouvert à la parole du Christ qui est œuvre de vie en nous. Que chacun fasse sienne cette belle phrase du livre de la sagesse : « Je l’ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s’éteint pas ». Et oui, le flambeau de l’amour du Christ ne s’éteindra jamais : il éclaire le chemin de tout homme qui s’éloigne de Dieu pour le conduire dans la vie éternelle.

Abbé Mikerson OLIVIER
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