SAINT-FIACRE - 26 Août

Pardon de Saint-Fiacre
dimanche 26 août 2012
par  Gilbert Mahé
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Saint-Fiacre né en Irlande au 7e siècle, quitta son pays dans sa jeunesse et vint avec quelques amis trouver St Faron, évêque de Meaux, pour lui demander un endroit isolé pour faire pénitence. Il lui proposa un lieu désert dans une forêt toute proche. St-Fiacre y construisit un monastère partageant son temps entre la prière , le souci des pauvres, le travail manuel et notamment la culture des fruits et des légumes pour les nourrir.
Fiacre mourut vers l’an 670 et fut inhumé dans sa chapelle. Sa tombe fut bientôt célèbre à cause des miracles qui s’y produisaient.
On représente souvent St-Fiacre habillé en moine avec une bêche dans une main et l’Evangile ouvert dans l’autre : les deux occupations du moine.
Avec tous les pèlerins de Sr-Fiacre, de France et autres pays, rendons gloire à Dieu et demandons à St-Fiacre d’intercéder pour nous.

  • A QUI IRIONS- NOUS, SEIGNEUR, TU AS LES PAROLES DE LA VIE ETERNELLE ?

Pour Jésus, la situation est un peu dramatique. Pour mémoire, Jésus a parlé à plusieurs reprises de nourriture, ce sont les lectures que nous avons entendues tous ces dimanches derniers. Aujourd’hui encore, nous avons cette phrase : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. » …Quelques-uns de ses disciples en arrivent à dire : « Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter… »

Et c’est sans doute vrai que pour des Juifs, il est difficile d’entendre cette parole. Comment ce Jésus là, dont ils connaissent la vie, ses origines, ses parents, sa famille, comment peut-il donner effectivement sa chair à manger ? Serions-nous arrivés du côté des sauvages capables de manger de la chair humaine ? Le discours est trop fort. Du coup, après le départ de quelques personnes qui l’ont suivi jusque – là, Jésus en vient à interroger ses propres disciples : « Voulez-vous partir vous aussi ? »

Vous vous rendez compte de l’importance de la question. A la fois dans la bouche du Christ c’est la crédibilité de sa parole, de son message qui est en cause et pour les disciples une question vitale : Faut-il oui ou non suivre ce Jésus qui continue de délivrer un message qui dépasse ce que l’on peut comprendre. En un mot : Faut-il continuer à faire confiance à cet homme nommé Jésus ? Faut-il continuer de marcher à sa suite ?
Heureusement, il y a la réponse de l’apôtre Pierre : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quand à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint (avec un S majuscule), le Saint de Dieu (avec un S majuscule) ». Je suppose que Jésus a été quelque peu heureux d’entendre Pierre se prononcer clairement sur sa foi personnelle et même plus que cela, puisque il utilise le nous, c’est-à-dire qu’il engage les autres disciples. Pierre fait vraiment confiance au Christ.


Dans nos pays occidentaux, en France, en Bretagne, ils sont nombreux ceux qui d’une manière ou d’une autre, ont cessé de suivre le Christ. Je me souviens bien de mon village où dans les années cinquante, il y avait deux messes à l’église paroissiale. L’église était pleine à chaque fois. Aujourd’hui, ils sont une poignée de pratiquants, comme dans beaucoup de nos relais paroissiaux.

Beaucoup de baptisés n’ont pas abandonné la foi. Ils disent souvent. « Nous sommes croyants, mais non pratiquants ». Pour quelles raisons ces chrétiens ont-ils ainsi abandonné la pratique ? A qui et à quoi font-ils confiance aujourd’hui ? Chacun sait bien qu’il y a toutes sortes d’idoles toutes plus ou moins attractives : le sacré saint loisir du dimanche, qui permet sans doute de cultiver son jardin. Pour une fête de Saint Fiacre, patron des jardiniers, c’est intéressant ! Mais le loisir ne doit pas devenir une idole. Le développement de l’individualisme : « je fais ce que je veux quand je veux. Je n’ai de leçon à recevoir de personne. Je vis bien sans religion. Les religions sont sources de conflits. Et puis l’Eglise nous empoisonne l’existence avec ses dogmes et ses interdits… » On pourrait multiplier les griefs à l’envie.

A-t-on besoin de faire confiance à quelqu’un d’autre que notre propre conscience ? Le point important, essentiel, c’est la relation que nous sommes ou non capables de tisser avec la personne même de Jésus. C’est une question d’amour : amour entre le Christ et moi – moi et le Christ. Il me fait confiance et je lui fais confiance. Je noue avec Lui une relation forte qui fait que dans mon existence, je ne suis jamais seul, je suis toujours accompagné. Et cela c’est une force extraordinaire que beaucoup d’ailleurs nous envient. Certains disent volontiers au moment d’une épreuve comme la mort : « Vous avec de la chance de croire, parce que vous savez à qui vous parlez. A qui vous confier. »Ce n’est pas une question nouvelle puisque déjà au temps de Josué, c’est-à-dire bien avant Jésus, les tribus d’Israël ont été invitées à choisir. Et elles ont choisi de belle manière : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux !…Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. » A nous de refaire aussi ce choix ! Amen
Abbé F.MORCEL:curé de Guingamp/Bourbriac


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